Accueil / Articles / Économie Sociale & Solidaire
J’ai découvert l’ESS quand je n’avais presque plus rien. Quatorze ans plus tard, je reviens pour aller jusqu’au bout.

J’ai découvert l’ESS quand je n’avais presque plus rien. Quatorze ans plus tard, je reviens pour aller jusqu’au bout.

Publié le 11/08/2026 - Économie Sociale & Solidaire - ⏳ 17 min de lecture

Chronique Noéva - Jour 3 - ESS

J’ai découvert l’ESS quand je n’avais presque plus rien. Quatorze ans plus tard, je reviens pour aller jusqu’au bout.

En 2012, je venais de faire faillite, je vivais notamment grâce à des bons alimentaires et je dormais chez des amis. C’est pourtant à ce moment-là que je suis tombé amoureux de l’Économie Sociale et Solidaire. Aujourd’hui, je reviens vers cette vision avec les outils que j’aurais aimé posséder à 18 ans.

Je pourrais commencer cet article avec une belle définition de l’Économie Sociale et Solidaire. Te parler de coopératives, de démocratie économique, de gouvernance ou de capital au service de l’humain.

Mais ce serait te cacher la partie la plus importante de cette histoire.

En 2012, lorsque j’ai réellement découvert l’ESS, je venais de faire faillite. J’avais 23 ans. Ma situation financière était catastrophique. Je vivais notamment grâce à des bons alimentaires et je dormais chez des amis. J’étais très loin de l’image du jeune entrepreneur triomphant qui vient expliquer au monde comment réussir sa vie.

Et pourtant, c’est précisément à ce moment-là que je suis tombé amoureux de l’ESS, de ses valeurs et de cette idée qu’une entreprise pouvait créer de la richesse sans faire du profit son unique finalité. Je me suis formé, j’en ai parlé, j’ai milité pour qu’elle soit plus visible et je me suis imaginé travailler dans ce secteur.

Mais ma soif d’indépendance était plus forte. Je voulais créer un système qui me permettrait d’aider les autres… alors que je n’arrivais même pas encore à m’aider moi-même.

Quatorze ans plus tard, je comprends mieux la pièce qui me manquait : le travail sur moi. Et c’est exactement ce qui relie aujourd’hui mon passé dans l’ESS, les 90 jours de la Chronique Noéva et le projet que j’ai appelé SocialeID.

1. À 23 ans, j’avais découvert une économie qui ressemblait au monde que j’avais envie de voir

Jeune homme découvrant l’économie sociale

Quand j’ai découvert l’économie sociale en 2012, je ne l’ai pas vécue comme la découverte d’une nouvelle catégorie juridique. Ce qui m’a touché, c’était l’idée qu’une entreprise puisse produire, vendre, employer, investir et se développer sans faire du rendement du capital sa seule boussole.

Je venais pourtant de vivre l’un de mes premiers gros échecs. Ma faillite était récente. Je vivais avec très peu, parfois grâce à des bons alimentaires, et je dormais chez des amis. C’est dans ce contexte que je me suis formé à la gestion d’entreprise à finalité sociale chez IDEES à Verviers.

Et malgré tout ce qui était instable autour de moi, je suis tombé amoureux de cette économie. J’ai commencé à en parler, à militer au sein des Jeunesses du PS pour qu’elle soit davantage visible, et je me suis même imaginé travailler dans le secteur.

Peut-être que toi aussi tu as déjà vécu ce paradoxe : découvrir une idée qui te paraît profondément juste à un moment où ta propre vie semble incapable de lui faire une place. Cela ne rend pas l’idée moins importante. Parfois, cela signifie simplement que tu l’as rencontrée avant d’être prêt à la porter.

2. Je voulais sauver le monde alors que ma propre vie était en morceaux

Jeune homme précaire face à de grandes ambitions

Avec le recul, je vois très clairement ma contradiction de l’époque. Je voulais trouver un système qui permettrait d’aider les autres, de leur donner plus d’autonomie, de créer une économie plus humaine… alors que je n’arrivais même pas encore à m’aider moi-même.

Je n’avais pas besoin d’une nouvelle grande théorie. J’avais besoin d’apprendre à comprendre mes propres réactions, à travailler ma discipline, à gérer mes émotions, à reprendre confiance après un échec et à transformer une ambition énorme en petites actions répétables.

Je ne savais pas encore mettre le mot mindset sur tout cela. Je pensais surtout qu’il me fallait la bonne idée, le bon modèle économique, la bonne occasion. Mais un projet peut être excellent et s’écrouler quand la personne qui le porte n’a plus de stabilité intérieure.

Si tu te reconnais dans cette situation, ne prends pas cette phrase comme un jugement. Je te la dis parce que je l’ai vécue : vouloir aider les autres peut être magnifique, mais parfois notre première responsabilité consiste à construire assez de solidité en nous pour ne pas nous perdre dans ce que nous voulons apporter.

3. J’ai laissé l’ESS derrière moi… mais elle ne m’a jamais vraiment quitté

Ancienne passion laissée en attente

Je n’ai donc pas persévéré comme je l’aurais souhaité. Ma soif d’indépendance était très forte. Je voulais entreprendre, créer mon propre système, expérimenter. Les années ont ensuite apporté d’autres projets, d’autres formations, d’autres difficultés et beaucoup d’apprentissages.

L’ESS est progressivement passée à l’arrière-plan. Pas parce que ses valeurs avaient cessé de me parler, mais parce que ma vie avait pris d’autres directions. J’ai appris le web, le marketing, la communication, la vidéo, les réseaux sociaux. J’ai accumulé des compétences, parfois au prix d’un rythme beaucoup trop intense.

Pourtant, certaines idées ne disparaissent pas. Elles deviennent silencieuses. Elles restent dans ce tiroir intérieur que l’on appelle « un jour ».

Tu as peut-être toi aussi un projet dans ce tiroir. Un métier que tu voulais exercer. Une cause que tu voulais défendre. Une entreprise que tu voulais lancer. Un livre, un voyage, une association. La vraie question n’est pas toujours : « Pourquoi ai-je abandonné ? » Elle peut devenir : « Est-ce que la personne que je suis aujourd’hui pourrait reprendre cette idée autrement ? »

4. La Chronique Noéva : le programme que j’aurais voulu recevoir à 18 ans

Parcours de 90 jours pour se construire

C’est précisément de cette réflexion qu’est née la Chronique Noéva. Je l’ai créée pour mon équipe BOOST autour de 90 jours d’exercices pratiques : 30 jours de Mindset, 30 jours de Leadership et 30 jours consacrés aux réseaux sociaux.

Ces 90 jours sont gratuits. Je veux que cette distinction soit très claire. La Chronique Noéva est mon travail éditorial : un exercice, une réflexion et une action à pratiquer régulièrement. Elle représente une grande partie de ce que j’aurais voulu connaître lorsque j’ai commencé à entreprendre à 18 ans.

À 18 ans, j’aurais aimé que quelqu’un m’explique comment travailler mon rapport à l’échec, comment clarifier mes objectifs, comment développer une discipline sans me détruire, comment devenir un leader sans chercher à dominer, ou encore comment utiliser les réseaux sociaux pour transmettre quelque chose d’utile.

Je considère ces bases trop importantes pour les réserver uniquement à ceux qui peuvent payer. Si tu veux simplement faire les exercices, les lire, les appliquer et avancer à ton rythme, tu peux le faire gratuitement. Ce que je cherche d’abord à créer ici, c’est de la valeur et un terrain d’entraînement.

5. La plateforme Noéva est notre partenaire, pas la Chronique Noéva

Deux projets distincts reliés par un partenariat

Il faut cependant distinguer la Chronique Noéva de la plateforme Noéva. Les noms se ressemblent, mais ce ne sont pas la même chose.

La Chronique Noéva correspond aux 90 jours gratuits que j’ai créés pour l’équipe BOOST. La plateforme Noéva, elle, est un partenaire qui propose ses propres formations et sa dimension voyage via trois packs payants. Lorsqu’une personne choisit l’un de ces packs, elle peut accéder aux services correspondants ainsi qu’à l’accompagnement en groupe ou privé prévu selon la formule.

Cette séparation est importante dans ma vision. Je veux que le savoir de base reste accessible. Ce qui devient payant, c’est un ensemble de services supplémentaires : la formation proposée par le partenaire, les outils, l’accompagnement humain, le suivi ou les possibilités de revenus complémentaire.

Et je préfère ajouter une précision essentielle : rejoindre un programme ou une équipe ne garantit aucun revenu. Construire une activité complémentaire dépend du travail, du temps, des compétences et du contexte de chacun. Mon objectif n’est pas de vendre un résultat automatique, mais de donner un cadre à ceux qui veulent apprendre et agir.

6. Avant de vouloir changer l’économie, il faut parfois commencer par se préparer soi-même au changement

Transformation intérieure avant changement collectif

C’est ici que les 90 jours rejoignent ma vision de l’ESS. Tu peux connaître toutes les définitions d’une coopérative et rester incapable de changer ta manière de décider, de travailler ou de collaborer.

Le changement économique commence aussi par des personnes. Des personnes capables de se remettre en question, de construire avec d’autres et de communiquer sans transformer chaque désaccord en guerre de territoire.

Le Mindset me semble donc être la première brique : apprendre à regarder sa situation, ses peurs, ses automatismes et ses objectifs avec davantage de lucidité. Le Leadership vient ensuite : apprendre à prendre sa place sans écraser celle des autres. Enfin, les réseaux sociaux deviennent un outil de transmission : apprendre à raconter une idée, créer du lien et rendre visible ce qui mérite de l’être.

Je ne prétends pas que 90 jours transforment automatiquement quelqu’un ni qu’ils suffisent à comprendre l’ESS. Je les vois comme une préparation au changement positif. Si tu veux contribuer à une économie différente, la question « quel système voulons-nous ? » compte. Mais la question « quelle personne suis-je en train de devenir ? » compte aussi.

7. Pour apprendre l’ESS, je ne veux pas réinventer ce que d’autres font déjà mieux que moi

Créer des ponts avec les experts de l’ESS

Ma prochaine ambition n’est donc pas de me déclarer expert de l’ESS et de créer seul une formation géante. Ce serait incohérent avec la logique même que je veux défendre.

Il existe déjà des organismes, des formateurs, des chercheurs et des accompagnateurs qui possèdent une expérience que je n’ai pas. Je pense notamment à des acteurs comme IDEES, Fosoder, Financité ou l’Université de Liège. Je ne les présente pas comme des partenaires déjà engagés dans mon projet : ce sont des acteurs que j’aimerais pouvoir approcher et avec lesquels j’aimerais, si cela devient possible, construire des ponts.

Mon idée serait de contribuer progressivement à une plateforme de formation pratique à l’ESS : comprendre une coopérative, sa gouvernance, son financement, son modèle économique, son impact, ses difficultés, sa communication et les réalités du terrain.

Je n’ai pas envie de réinventer ce que d’autres font déjà mieux que moi. J’ai envie de connecter les savoirs. Si tu veux apprendre quelque chose de sérieux, le meilleur réflexe n’est pas toujours de chercher un nouveau « gourou ». C’est parfois d’identifier les personnes qui travaillent déjà sur le sujet depuis des années et de créer les conditions pour apprendre avec elles.

8. Et si apprendre autrement signifiait aussi aller voir ce qui se passe sur le terrain ?

Apprendre l’ESS en allant sur le terrain

La théorie a ses limites. Je peux lire des rapports, suivre des formations et écrire des articles. Mais pour comprendre une coopérative, j’ai aussi envie de voir les gens travailler, d’écouter les tensions, de comprendre les contraintes et de poser des questions qui ne trouvent pas toujours leur réponse dans un PDF.

C’est là que la dimension voyage de Noéva prend pour moi un autre sens. Je ne rêve pas de mobilité uniquement pour changer de décor derrière mon ordinateur. J’ai envie d’utiliser cette possibilité pour apprendre sur le terrain.

Imagine pouvoir découvrir une coopérative énergétique dans une région, puis une structure d’insertion ailleurs, puis une entreprise reprise par ses travailleurs, et comparer leurs réalités. Comment prennent-ils leurs décisions ? Comment financent-ils leur développement ? Qu’est-ce qui fonctionne ? Qu’est-ce qui fatigue les équipes ?

Si tu veux comprendre un modèle économique, tu dois parfois sortir de l’écran. C’est ce que je veux faire : passer progressivement du commentaire à la rencontre.

9. En 2027, je veux partir seul avec une caméra à la rencontre des coopératives

Reporter amateur en route vers les coopératives

Mon objectif pour le début de 2027 est donc très concret : commencer à voyager, lorsque mes moyens le permettront, pour rencontrer des coopératives et des entreprises de l’ESS.

Je commencerai probablement seul. Une caméra, un micro, un ordinateur, un carnet et beaucoup de questions. Je ne me présenterai pas comme journaliste professionnel : mes premiers reportages seront amateurs, et j’assume complètement ce mot.

Je veux apprendre en faisant. Demander à une coopérative pourquoi elle existe. Comment elle gagne son argent. Comment elle gère les désaccords. Ce qui est plus difficile que dans une entreprise classique. Ce qu’elle a raté. Ce qu’elle ferait différemment. Et surtout ce que son modèle change réellement pour les personnes qui y travaillent ou pour son territoire.

Je préfère commencer avec un matériel imparfait et une vraie curiosité plutôt que d’attendre trois ans le studio idéal. Chaque reportage devra devenir une école. Et si toi, lecteur, tu connais une structure qui mérite ce regard, c’est exactement le type de rencontre que je veux progressivement découvrir.

10. Cette nouvelle chronique a déjà un nom : SocialeID

Naissance d’une chronique dédiée à l’ESS

Cette aventure de terrain a déjà un nom dans ma tête : SocialeID.

Je veux être très précis sur ce que ce nom signifie aujourd’hui. SocialeID n’est pas encore un journal. Ce n’est pas une rédaction professionnelle ni un grand média déjà construit. C’est le nom que j’ai donné à ma prochaine chronique de découverte des entreprises, coopératives, projets et personnes de l’Économie Sociale et Solidaire.

L’idée est simple : aller sur le terrain, rencontrer ceux qui font, écouter leur histoire, comprendre leur modèle et partager ce que je découvre. Pas uniquement les réussites spectaculaires. Aussi les difficultés, les hésitations et les choix qui rendent ces projets humains.

Pourquoi « SocialeID » ? Parce que j’ai envie de chercher l’identité réelle de cette économie derrière les acronymes et les définitions. Qui sont les personnes ? Pourquoi ont-elles choisi cette voie ? Qu’est-ce qui les motive encore après dix ou vingt ans ? Une économie devient plus compréhensible lorsqu’elle retrouve des visages et des histoires.

11. Je ne veux pas être le héros de SocialeID

Mettre les acteurs de l’ESS au premier plan

Il y a cependant un piège évident : transformer SocialeID en chronique de mes voyages. Moi devant une coopérative. Moi dans un train. Moi avec un micro. Moi expliquant ce que les autres font.

Ce n’est pas ce que je veux.

Dans le storytelling, j’ai appris qu’une bonne histoire ne fait pas nécessairement de celui qui raconte le héros. Pour SocialeID, je veux que la lumière reste sur les acteurs : les coopérateurs, les travailleurs, les entrepreneurs sociaux, les citoyens, les personnes qui prennent des risques et celles qui font tourner les projets au quotidien.

Et d’une certaine façon, le héros doit aussi être toi. Parce que la vraie question après un reportage ne devrait pas être « Est-ce que Jean-Claude a fait une belle vidéo ? », mais « Qu’est-ce que cette histoire change dans ma manière de voir l’économie ? »

Peut-être qu’un témoignage te donnera envie de travailler autrement. Peut-être qu’il te fera soutenir une coopérative locale. Peut-être qu’il te donnera une idée. Si le contenu provoque cette curiosité, alors la chronique aura déjà une utilité.

12. Et si un jour la Chronique SocialeID devenait un véritable journal ?

D’une chronique amateur à un vrai média

Je veux commencer modestement, mais je ne veux pas cacher mon ambition.

Si SocialeID trouve son public, si les acteurs de l’ESS ont envie de participer, si je progresse dans mon travail et si cette chronique devient réellement utile, alors j’aimerais la professionnaliser.

Améliorer les reportages. Travailler avec de meilleurs outils. Faire intervenir des spécialistes. Développer des enquêtes plus solides. Donner de la place à d’autres voix. Construire une ligne éditoriale exigeante. Et, peut-être un jour, faire de SocialeID un véritable journal consacré aux projets et aux personnes de l’économie sociale.

Je formule volontairement cela comme une direction et non comme une promesse. Beaucoup de choses devront être testées avant d’en arriver là. Le terrain devra décider avec moi si le projet mérite de grandir.

Mais j’aime savoir vers quoi je marche. En 2012, j’avais une intuition et beaucoup trop peu de stabilité. En 2026, j’ai envie de transformer cette vieille intuition en étapes concrètes, une après l’autre.

13. Ma feuille de route : 2026, 2027… puis laisser le terrain décider de la suite

Feuille de route progressive vers le terrain

Ma feuille de route tient finalement en quelques étapes simples.

Jusqu’à la fin de 2026 : terminer et publier les 90 jours gratuits de la Chronique Noéva pour l’équipe BOOST. Continuer à travailler le Mindset, le Leadership et les réseaux sociaux à travers des exercices concrets.

À partir de 2027 : lancer la Chronique SocialeID sur le terrain. Commencer à voyager lorsque les moyens le permettent, rencontrer des coopératives et produire les premiers reportages.

Progressivement : approcher des acteurs déjà compétents dans l’ESS pour réfléchir à une plateforme pratique de formation et créer des passerelles plutôt que dupliquer ce qui existe.

À plus long terme : observer si SocialeID devient suffisamment utile, suivi et sérieux pour se professionnaliser en véritable média.

Je ne connais pas encore le calendrier exact de toutes les étapes. Et c’est volontaire. Après des années à vouloir parfois tout prévoir, j’apprends aussi à laisser la réalité répondre. Une vision n’a pas besoin de contrôler l’avenir. Elle doit simplement te donner une direction suffisamment claire pour savoir quelle est la prochaine action.

14. L’exercice concret : quelle idée as-tu abandonnée parce que tu n’étais pas encore prêt ?

Retrouver une ancienne idée abandonnée

Maintenant, j’aimerais te ramener à ta propre histoire. Tu n’as pas besoin d’être passionné par l’ESS pour utiliser ce que je viens de raconter.

Pense à une idée importante que tu as laissée derrière toi. Pas nécessairement un business. Cela peut être une formation, un projet associatif, une reconversion, un voyage, une création ou une cause que tu voulais défendre.

  1. Quelle était cette envie ? Écris-la sans chercher à la rendre impressionnante.
  2. Pourquoi as-tu arrêté ? Manque d’argent, peur, fatigue, situation familiale, manque de compétences, mauvais moment ?
  3. Qui étais-tu à cette époque ? Qu’est-ce qui te manquait concrètement pour porter le projet ?
  4. Qui es-tu devenu depuis ? Quelles compétences, expériences ou prises de conscience as-tu acquises ?
  5. Quelle serait aujourd’hui la plus petite version possible de ce projet ? Pas le résultat final : le premier pas.

Ne cherche pas à prouver que tu avais raison à l’époque. Cherche à comprendre si cette idée mérite une nouvelle version aujourd’hui. Reprendre un projet ne signifie pas revenir en arrière : tu peux lui apporter tout ce que tu as appris depuis.

15. Ton action : reprendre une ancienne idée par un geste minuscule

Premier petit pas vers un ancien projet

Ton action aujourd’hui ne consiste pas à reconstruire tout ton projet. Elle consiste à choisir un seul geste suffisamment petit pour être réalisé.

Écris cette phrase : « Je ne suis plus la personne qui avait abandonné cette idée. Aujourd’hui, je peux recommencer par… »

Puis termine-la avec une action observable : envoyer un message, retrouver un ancien document, appeler quelqu’un, réserver une heure dans ton agenda, suivre une formation, créer un premier brouillon.

Ma propre réponse est simple : terminer les 90 jours, puis aller rencontrer une première coopérative avec une caméra. SocialeID ne commencera pas par un grand lancement. Il commencera probablement par une porte à laquelle je vais frapper.

Recevoir les prochains jours d’exercices

Inscris-toi à la newsletter pour recevoir la suite de la Chronique Noéva : exercices, réflexions, pistes de storytelling et actions simples à poser.

Je m’inscris à la newsletter

16. Ressources et sources pour aller plus loin

Sources et ressources pour approfondir l’ESS

Cette histoire est personnelle, mais elle s’appuie aussi sur des éléments que tu peux consulter directement : mon parcours de formation, mes deux premiers articles consacrés à l’ESS et la page présentant la distinction entre le parcours gratuit et les services de la plateforme partenaire.

Pour la future dimension formation ESS, les organismes cités sont des acteurs que j’aimerais approcher ou dont le travail m’inspire. Je ne présente aucun partenariat comme conclu tant qu’il ne l’est pas.

Le mot de la fin

Quand je regarde 2012 aujourd’hui, je pourrais passer mon temps à me demander ce qui se serait passé si j’avais continué.

Mais le jeune homme de 23 ans que j’étais venait de faire faillite, vivait dans une situation extrêmement précaire et voulait déjà construire un système pour aider les autres. Il avait découvert une partie de sa vision, mais il n’avait pas encore construit la personne capable de la porter dans la durée.

Je ne dis pas cela pour effacer mes erreurs. Au contraire. Je crois que le meilleur moyen de respecter son passé est d’utiliser ce qu’il nous a appris.

Aujourd’hui, je peux faire les choses dans un autre ordre : travailler sur moi, partager gratuitement les exercices que j’aurais voulu recevoir plus jeune, apprendre à construire avec les autres, m’appuyer sur des partenaires compétents, aller rencontrer ceux qui font déjà vivre l’ESS et raconter ce que je découvre.

SocialeID n’est encore qu’une prochaine chronique. Peut-être qu’elle deviendra un jour un journal. Peut-être que le terrain lui donnera une forme différente de celle que j’imagine aujourd’hui.

Mais une chose, elle, a changé : je ne veux plus me demander ce qui se serait passé si j’avais continué en 2012.

En 2012, j’étais tombé amoureux de l’ESS. Cette fois, je veux découvrir jusqu’où cette histoire peut nous emmener.

0 Partages
Partager :

Commentaires (0)

Laisser un commentaire